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Lézard vivipare

Zootoca vivipara vivipara (Jacquin, 1787)

lézard vivipare

Le lézard vivipare, Zootoca vivipara, est le lézard le plus gracile de notre pays. La longueur totale des animaux adultes n'atteint guère plus de 15 cm dont 5 cm pour la tête et le corps. Le Lézard vivipare, est sensiblement plus léger que le Lézard agile, espèce plutôt trapue. Les nouveau-nés mesurent à peine 5 cm.

Ce lézard possède une coloration brune très variable. La partie dorsale est parsemée de petites taches claires, plus ou moins distinctes, disposées en lignes longitudinales. Les flancs ont une teinte un peu plus foncée. Souvent ce lézard présente une raie longitudinale sombre sur le milieu du dos. Il existe également des animaux mélaniques. Généralement les mâles sont plus vivement colorés que les femelles (frontispice); toutefois la présence de mâles non tachetés, à la teinte unie, est également observée.

Le dessin dorsal est assez semblable chez les deux sexes, seule la coloration ventrale permet une distinction. Chez le mâle, le ventre, et plus spécialement l'intérieur des cuisses et le dessous de la queue, ont une belle teinte orangée ou rouge vermillon tachetée de noir, se détachant nettement des couleurs claires de la gorge. Chez la femelle, les parties correspondantes sont pâles, moins intensivement colorées et à peine tachetées et le passage de la gorge au ventre est beaucoup plus progressif. Les jeunes animaux sont foncés, souvent presque noirs, surtout la partie arrière du corps.

 

Dès la fin mars quelques belles journées suffisent déjà pour les retrouvailles des deux sexes et l'accouplement. En altitude pourtant, il faut souvent attendre le mois de mai ou de juin pour qu'aient lieu les noces. Le temps de gestation dépend étroitement des conditions ambiantes. Lors d'un été favorable, les premiers jeunes apparaissent déjà durant la deuxième moitié d'août. En revanche, si la saison estivale est froide et humide, des femelles gestantes peuvent encore être observées en octobre. Il est probable que des femelles entrent en hibernation en étant encore portantes. Une portée compte normalement 5 à 8 petits.

L'ensemble de cette progéniture peut habiter un même site, p. ex. une souche, et prendre des bains de soleil en restant très regroupés. Leur chance de survie est très réduite, seul un petit nombre d'animaux atteint l'âge d'une année. Parmi les prédateurs s'attaquant tant aux adultes qu'aux jeunes, nous comptons des petits carnivores et des insectivores, des rapaces, des corvidés, la coronelle lisse et la vipère péliade. Pour les jeunes il faut ajouter les oiseaux de taille moyenne, p. ex. le merle, les grives, la pie-grièche, mais également les grands coléoptères comme les carabes. Après les premières journées froides d'octobre, les lézards adultes, suivis peu de temps après par les jeunes, prennent refuge dans des gîtes d'hibernation protégés.



Sur le Plateau, par des journées ensoleillées, les premières sorties des mâles ont déjà lieu début mars, même si la température ambiante ne dépasse pas les 10 °C. Ils se tiennent devant leur gîte et ne se nourrissent pas encore. Leur coloration les fait confondre avec les environs: ce camouflage est une bonne protection. Ils sont beaucoup moins remarqués que le Lézard agile parce qu'ils se figent à l'approche de l'Homme. Fin mars ou début avril, par temps clément, apparaissent également les femelles. Lorsque reignent des températures ambiantes de 15 à 20 °C, les animaux se contentent de brefs bains de soleil pour se réchauffer. A partir de cette période et durant tout l'été ils sont beaucoup plus difficile à observer, car ils fréquentent souvent les structures herbacées pour y chercher de la nourriture.

C'est seulement à la suite de périodes de mauvais temps qu'ils recherchent à nouveau, pour de courtes périodes, des sites ensoleillés. Ils se montrent maintenant très peureux et se réfugient prestement dans l'abri le plus proche. A la fin de l'été et en automne les femelles se font d'avantage remarquer, car durant la gestation elles se mettent le plus souvent possible au soleil. Tandis que la femelle recherche fidèlement le même site pour ses bains de soleil, le mâle, beaucoup moins sédentaire, effectue tous les jours des excursions prolongées.

Le régime alimentaire est constitué principalement d'arthropodes. Ainsi, le milieu habité par le Lézard vivipare est également fréquenté, tout au long de l'année, par des lycosidés et des grillons des bois. Le régime comprend encore des petits coléoptères, des mouches, des chenilles ainsi que des fourmis.

Le Lézard vivipare est le reptile s'avançant le plus au nord. La limite occidentale de cette espèce passe par l'Irlande et la partie ouest des Monts Cantabriques. Du côté orientale, la limite se situe à la hauteur de l'Ile Sakhaline; au sud l'espèce ne dépasse pas la plaine du Pô et au nord elle atteint la mer de glace et la mer de Barents. En Suisse, le Lézard vivipare habite tous les milieux propices, sauf dans la partie centrale et méridionale du Tessin, où il n'a pas été observé en-dessous de 800 m d'altitude.

Dans les régions de montagne cette espèce est certainement encore très abondante; c'est seulement dans les étages inférieures et ensoleillés qu'elle y subit la concurrence du Lézard agile. La situation du Lézard vivipare est plus difficile à évaluer pour le Plateau Suisse. Bien qu'il y cohabite en plusieurs endroits avec le Lézard agile, il semble bien que ce dernier, de taille plus grande, influence directement sa distribution. Mais vu ses moeurs discrètes, le Lézard vivipare passe souvent aussi inaperçu. Ainsi, on découvre régulièrement de nouveaux sites habités par l'espèce dans les régions déjà bien visitées. N'hésitez pas à nous communiquer vos observations!

carte de répartition du lézard vivipare

Cartes de répartitions

 

En raison de leur dimension et de leur situation, la plupart des jardins privés ne conviennent pas à une colonisation. Sur le Plateau, ce jardin devrait en fait confiner à une forêt ou renfermer l'ensemble de la succession naturelle d'une bordure de forêt.

De première importance sont donc les mesures suivantes:

  • Conservation des lisières de forêts et des bordures de chemins forestiers à caractère naturel
  • Sauvegarde des tourbières
  • Préservation du mode d'exploitation traditionnel des forêts de montagne et des pâturages de montagne


Le Lézard vivipare est une espèce diurne dont le besoin en chaleur n'est pas très élevé. Chez ce lézard ovovivipare, les oeufs sont retenus dans le corps de la mère jusqu'à ce que les embryons soient complètement développés. Ce mode de reproduction lui permet de coloniser les habitats les plus divers de plaine et de montagne jusqu'à plus de 2'000 m d'altitude. Dans les étages inférieurs de notre pays il fréquente les clairières et les zones de reboisement, les lisières de forêts, les bordures de chemins forestiers et les tourbières. En altitude il habite les murets et les empierrements des pâturages, les forêts clairsemées, les pierriers et les éboulis orientés plus ou moins vers le sud.

Grâce à son mode de reproduction il n'est pas lié, à l'inverse du Lézard agile, à la présence d'un type de sol déterminé pour l'incubation des oeufs. On le rencontre donc également sur les prés marécageux et les tourbières de pente, si ceux-ci offrent des emplacements secs et ensoleillés, des grosses pierres ou des souches, permettant à l'animal de s'abriter et de se reposer. Les sites de repos émergeant de la végétation environnante permettent aux femelles gestantes de choisir leur emplacement tout en tenant compte de l'évolution du soleil et d'exposer ainsi leur corps et les jeunes en croissance à la chaleur du soleil tout au long de la journée.

 

lézard vivipare

Portrait de Lézard vivipare

lézard vivipare juvénile

Lézard vivipare juvénile

habitat type du lézard vivipare

Habitat type du Lézard vivipare

les marais, autre habitat type du lézard vivipare

Un autre habitat type du lézard vivipare: les marais

Fiche espèce

  • Allure relativement élancée
  • Tête petite
  • Tête et tronc non aplatis
  • Pigmentation dans divers tons de brun ou de beige
  • Côtés de la tête et flancs plus foncés
  • Ligne dorsale sombre plus au moins marquée
  • Juvéniles souvent très sombres, presque noirs

Téléchargements

lezard_vivipare.pdf (280.21 KB)

Informations supplémentaires

  • Bestimmungshilfe: Faden- und Teichmolch-Weibchen, Braunfrösche, Wasser- oder Grünfrösche, Eidechsen, Schlingnatter und Kreuzotter, Ringelnatter-Unterarten. Rundbrief zur Herpetofauna von Nordrhein-Westfalen Nr. 28 (2005). Bearbeitet von Martin Schlüpmann.