|
Le producteur du «roundup», la firme Monsanto, ne voit là rien de dramatique (2). Les recherches seraient «trompeuses», notamment parce que l’application de «roundup» telle que menée dans l’expérience correspondrait à un usage «inadéquat et illégal» du produit. D’autres études montreraient qu’une application normale de la substance n’engendrerait qu’un risque environnemental «acceptable» pour les amphibiens. Comme on pouvait s’y attendre, le prof. Relyea n’est pas d’accord avec ces critiques (3). Le karch considère que le «roundup» peut nuire aux amphibiens. Nous estimons que la prudence est de rigueur lors du recours au «roundup» et à tout autre pesticide. Le recours à ces substances doit être évité à proximité des plans d’eau de ponte de batraciens. Ceci correspond d’ailleurs aux dispositions légales selon l’art. 18 al. 2 de la LPN (4): «Dans la lutte contre les ravageurs, notamment dans la lutte au moyen de substances toxiques, il faut éviter de mettre en danger des espèces animales et végétales dignes de protection.» Ce qu’est un «risque acceptable» dépend du point de vue concerné (protection des amphibiens; fabricant). Du point de vue de la protection des amphibiens, il est clair qu’une réduction massive du recours aux pesticides, voire un renoncement complet à leur usage dans l’agriculture et le jardinage, est très souhaitable. 2. http://www.monsanto.de/Produktbereiche/rd_sicherheit_info.php 3. http://www.pitt.edu |